It's the youth, stupid !

14 septembre 2014

Je suis une fille extrêmement timide. J’ai très peur d’aller voir les gens et d’exprimer ce que je ressens en les regardant dans les yeux, attendant leurs réactions. J’ai toujours peur du regard des autres et de l’image qu’ils se font de moi, et savoir qu’ils peuvent réagir d’un moment à l’autre devant mes yeux me terrifie. Je préfère toujours exprimer mes plus profonds sentiments à travers une lettre, un message. C’est en quelque sorte pour cette raison que ce blog devient de plus en plus un journal intime : je ne peux pas exprimer ce que je ressens réellement à travers le langage parlé. Il faut que je l’écrive, que j’y réfléchisse longuement, que mes mots s’accordent entre eux pour avoir du sens et ne pas se mêler à des émotions inutiles.

J’ai conscience que ce mode de communication ne peut durer éternellement, et que je devrai bien un jour affronter les personnes qui m’entourent. Mais ce jour-là me terrifie, je le redoute comme la peste, je ne fais que le remettre à plus tard. Pourtant, j’ai l’air d’une personne normale : j’ai des amis, des relations sociales qui semblent communes. Mais je ne peux avouer qu’à moi-même qu’au fond, je suis réservée, timide, et exprimer ce que je ressens ne peut passer que par l’écriture (plus ou moins élaborée). C’est pourquoi j’ai réglée la dispute la plus mémorable avec mes parents il y a quelques années à l’aide d’une lettre, et c’est pourquoi aujourd’hui j’écris ces mots pour dire que je ne peux plus continuer ainsi. Je dois changer et pouvoir dire et non plus écrire ce que je ressens. Je dois affronter les réactions des autres comme l’adulte que je suis – que je veux être.  Et cela peut paraître paradoxal que j’écrive un ‘article’ pour dire que je ne dois plus écrire. Mais le paradoxe a, je crois, toujours fait partie de mon caractère, et changer cela n’a pas forcément beaucoup de sens. 

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Tenir un blog ne devrait pas être aussi stressant (ça l’est tu crois? c’est pas comme si tu écrivais beaucoup en ce moment, ou n’importe quand for that matter) (chut Clarisse). Ecrire un article devrait être l’expression d’une réflexion précise à un moment donné. Enfin c’est ce que je croyais. Alors quand on m’a dit un jour que, quand tu ne sais pas quoi écrire, tu devrais écrire sur pourquoi tu ne trouves pas de sujet (writer’s block here we aaare), ‘mon visaaage s’est transformé’. 

Je n’ai pas écrit depuis longtemps. Pas parce que je n’en avais pas envie, mais parce que je ne trouvais pas de sujet valant la peine d’être disserté sur un blog qui, je dois l’admettre, n’a AUCUN LECTEUR à part moi… Alors aujourd’hui, en cette belle journée d’été où mon corps m’appelle au soleil et où ma conscience me rappelle à mes livres, j’ai décidé d’écrire sur le fait que je ne sais pas sur quoi écrire. Quel sujet? De quoi parler pour que ce soit intéressant? De ma nouvelle coupe de cheveux? De mes poignées d’amour ? (non non Clarisse, ne parle pas de tes poignées d’amour) De mon TOEFL? (tu es en vacances, ARRETE!) Ou alors de la situation déprimante de l’actualité, qui m’achève un peu plus chaque jour avec les populations déplacées, massacrées, déchirées, ces politiques qui n’arriveront JAMAIS à se mettre d’accord et j’en passe? C’est une idée, mais bon… Pas fun aujourd’hui, donc ce sera pour un autre jour. 

Aujourd’hui, tu l’as compris, toi petit lecteur du futur qui me lis parce que tu n’as pas sommeil, je t’ai parlé de mon incapacité à trouver un sujet à discuter. Ca t’a surement instruit (mais oui, mais oui…), amusé (oui? non?), fait passer le temps (oui, mais seulement si tu n’as pas abandonné en lisant la première ligne ;)). En tout cas moi ça m’a amusée. J’aime écrire, retranscrire mes pensées sur mon mac (qui doit bien en rire par ailleurs) et partager avec les fantômes d’internet mes réflexions plus ou moins intéressantes. 

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Pourquoi je ne voterai jamais pour les Le Pen, ou la tentation du point Godwin.

Le Pen par ci, Le Pen par là, les médias français et européens semblent faire une fixette. Cette famille de beaux blonds aux yeux bleus aux idées politiques plus que douteuses qui sévissent en France et en Europe depuis plus de trente ans fait rage en temps de crises économique et politique, et il est aisé de penser qu’ils réalisent de bons scores grâce à leurs idées faciles d’accès dignes des meilleurs populistes. Alors pourquoi refuser de voter pour eux ? Pour leurs idées politiques ? C’est un bon début. En effet, avant d’être de bons populistes, les Le Pen, c’est d’abord une idéologie assez effrayante.

Dans la famille Le Pen, je voudrais la fille. Marine, tête du parti et grande gueule, qui refuse les débats contre les gens compétents comme Martin Schultz pour après dénoncer l’Europe comme cause de tous les maux. Marine, qui ne siège pas à sa place de député européen pour après dire vouloir détruire l’Europe de l’intérieur. Marine, qui prône la préférence nationale dans tous les contacts avec l’administration publique, notamment lors de l’octroi de logements sociaux, qui dit vouloir revenir au franc et à l’isolement français d’avant la construction européenne. Marine, qui a détruit le débat européen et fait des élections européennes un débat bien français et plus que jamais mal orienté.

Dans la famille Le Pen, je voudrais la nièce. Marion, la jeune, la belle, la séductrice, à la langue quand même bien pendue. Marion, étudiante démissionnaire d’Assas propulsée sur les bancs de l’Assemblée nationale grâce à un nom de famille plutôt accommodant pour faire de la politique. Marion, qui suit assidument les traces du nom Le Pen pour faire son trou, pour s’assurer les bonnes grâces des électeurs déçus des politiques précédentes. Marion qui tente déjà de se distinguer des idées phares du parti (notamment la peine de mort) mais qui assume toujours l’héritage populiste du parti familial. Marion, que nous n’oublierons pas de si tôt.

Et enfin, dans la famille Le Pen, je voudrais le père. Jean-Marie, qui nous fait rêver avec son œil en verre, ses phrases chocs que nous nous délectons de collecter. Car non, une personne atteinte du sida n’est pas contagieuse par sa transpiration, ses larmes, sa salive et j’en passe, non les chambres à gaz ne sont pas un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, et surtout non, non, la déclaration des droits de l’homme ne marque pas le début de la décadence française. Mais Jean-Marie, c’est avant tout le début de l’épisode Le Pen dans l’histoire de la politique française. Celui qui a diffusé les idées nationalistes, racistes et xénophobes que sa fille tente aujourd’hui d’atténuer dans un objectif purement électoraliste. Celui qui ne voulait pas gouverner, juste parler pour ne rien dire, pour la provocation, et qui s’est malencontreusement retrouvé au second tour des présidentielles. Jean-Marie, c’est celui que nous regrettons quand même un peu aujourd’hui, dans le sens où il ne pouvait essayer de dédramatiser son parti comme le fait sa fille, puisque le drame, c’était lui.

Alors, après tout cela, pourquoi affirmer que je ne voterai jamais pour eux ? D’une part pour leurs idées, qui sont, je le dis et je le répète, l’annonce de la fin de l’histoire française de la démocratie et de la République sociale et solidaire comme elle a été fondée au départ, la fin d’une République qui se veut égalitaire jusque dans la devise française, et dans tous les principes qui fondent la vie des Français. Mais surtout, jamais je ne voterai Le Pen car ce serait tomber dans leur escarcelle de mensonge et de populisme, et j’espère être assez intelligente pour me rendre compte que le populisme n’est rien d’autre qu’une hypocrisie à des fins purement carriéristes. Alors pourquoi la tentation du point Godwin ? Notre histoire, celle de l’Europe et celle du monde est bien trop importante pour être oubliée. Les plus grandes horreurs de notre histoire ont démarré par des crises, des idées peu recommandables et des populismes qui, encore aujourd’hui et pour longtemps, feront froid dans le dos. Et le populisme ne doit pas être soutenu par des électeurs mal informés et bernés par de grandes phrases séduisantes, car il mènera, de toutes les manières, à la catastrophe et à la ruine de la République. Pour cela, rien de mieux que l’éducation, la pédagogie, et apprendre aux jeunes et aux moins jeunes que l’histoire ne se répètera que si on l’oublie. 

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Instinct de survie

La vie est dure. C’est ce qu’on nous répète toujours, c’est ce qui nous reste dans la tête après un diner de famille. La vie est dure, et on s’y fait. Je viens d’entrer dans mes études secondaires. J’ai passé mon baccalauréat l’année dernière, je l’ai plutôt bien réussi, je suis dans une bonne fac, et j’ai de très bons résultats. Et pourtant, je n’arrive pas à me sortir de la tête que la vie est dure, et que ce que je ressens aujourd’hui n’est que le début de mes aventures de chômeuse. Ce n’est peut être que du pessimisme mal venu, et pourtant, je n’arrive plus à avancer. Je ne pense qu’à ce taux de chômage des jeunes, qu’à ces politiques qui, loin dans leurs châteaux, nous regardent de haut tout en prétendant le contraire. Je ne pense qu’à cette compétition qui fait rage pour réussir dans la vie, pour trouver le job de nos rêves. Je ne pense qu’à ça, mais à part ça tout va bien. Notre génération n’est pas chanceuse. De longues études ne nous apporteront pas forcément un travail, ou s’il en arrive un, il sera mal payé et l’âge de la retraite ne fera que s’éloigner. Pourtant, tous les jours, je rencontre des optimistes, des gens qui me racontent leurs malheurs tout en ponctuant par “à part ça tout va bien”. Alors je me pose cette question: si les chiffres nous montrent que tout va mal, si objectivement on voit bien que l’avenir va aller de mal en pis, pourquoi l’optimisme règne-t-il toujours autour de nous? Pourquoi? Pourquoi continuer alors que tout va mal? L’optimisme est bien tout ce qu’il nous reste dans ces temps de crise interminable (elle est toujours pas finie cette crise d’ailleurs? C’est la crise, c’est la criiise). Sans espoir, alors pas d’horizon, pas de futur prometteur et pas d’objectif dans la vie, pas de raison de rester et pas de raison de vivre (c’est très glauque tout ca…). En ces temps où tout va mal, notre instinct de survie nous sort la tête de l’eau, nous procure l’oxygène qui nous manquait pour voir qu’au fond, à part ça, le soleil brille toujours et tout va bien.

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It's the youth, stupid !

J’aime bien l’anglais. Ca peut paraître bizarre de dire ça, ou pas d’ailleurs. Mais je trouve que l’anglais a une mélodie que le français n’aura jamais. A la manière de l’italien. Une mélodie dans les rythmes, dans les sons, dans l’accentuation, qui fait de l’anglais une langue si séduisante. Et puis, il y a les Anglais. Aucune description ne sera nécessaire. L’anglais est pour moi la langue de tous les possibles, parlée partout et comprise presque partout.

Alors voilà. J’ai décidé de dédier mon premier article à l’explication de mon titre. Pourquoi l’anglais ? Parce qu’en quelques mots, tout est dit, et la violence de l’altercation est parfaitement comprise. « It’s the youth, stupid », à la manière de « It’s the economy, stupid » de Clinton, parce qu’il est grand temps de se réveiller. Aujourd’hui, j’ouvre un blog qui ne sera surement jamais lu mais qui essayera tant bien que mal de conter les aventures d’une pauvre européenne de la génération Y qui cherche des réponses dans le monde du XXIe siècle. Parce que le XXe siècle est derrière nous, que je ne l’ai presque pas connu (ouch ! ça fait mal non ?), et que le comprendre, d’accord, mais le copier, il n’en est pas question. Il n’est pas question de refaire mai 68, de se rebeller sur les campus des universités en France comme à l’étranger. Non. Je pense que la génération Y est beaucoup plus inventive, et je n’ai pas la prétention de trouver les solutions à nos problèmes. 

Mais la jeunesse est là, et elle est prête à se soulever. Elle est là pour dire qu’elle existe, et qu’on a tendance à l’oublier. Elle est là parce qu’elle a peur d’être abandonnée sur l’autel de l’économie, des dérives et autres catastrophes. Elle est là pour se défendre, pour construire le monde qui sera le sien demain et qu’elle ne veut pas détruit ou pourri. Elle est là parce qu’elle pense à elle (olala quel égoïsme) mais surtout à ses enfants (ah non en fait).

Donc voilà. Je ne sais pas encore écrire d’article, ce ne sera jamais conforme aux attentes préconçues, à la forme typique d’un article de presse bien tiré. Je l’assume totalement, je ne pense pas être ce que je ne serai probablement jamais. Bonne lecture.  

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